Dans le cadre d’une campagne sur le don d’organes, le Professeur Christian CABROL, premier chirurgien à réaliser une greffe cardiaque en France, est venu au Centre Hospitalier d'Avignon lundi 2 juin 2008 saluer les professionnels de l’établissement qui participent à l’activité de prélèvements et transplantations d’organes.
Plusieurs allocutions ont été prononcées. Dans l’ordre : M. Francis DECOUCUT, Chef d’établissement, Mme Marie-Josée ROIG, Ancien Ministre, Maire d’Avignon, Présidente du Conseil d’Administration, le Pr Christian CABROL, le Dr Karine PAVADAY, Praticien Hospitalier en Réanimation, M. Jacques BORSARELLI, Responsable Grand Sud à l’Agence Bio-Médecine, M. Vincent APARICI, Responsable Grand Sud de l’Association Adicare.
L’occasion de retracer la carrière du Pr CABROL et de présenter les chiffres de l’activité de prélèvements et greffes d’organes.
A la rencontre du Professeur Christian CABROL
Le Pr CABROL a permis à la chirurgie cardiaque de faire des progrès spectaculaires. Après avoir entrepris des études de médecine qui l’ont conduit à s’intéresser à la chirurgie pulmonaire puis à la chirurgie cardiaque, il a complété sa formation pendant un an aux Etats-Unis où il a côtoyé le Professeur Christian BARNARD, également en formation.
Nommé responsable du service des urgences de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière au début des années 1960, il a fondé et dirigé le service de chirurgie cardiaque. Puis il a fait franchir un pas de géant à sa discipline en réalisant la première transplantation cardiaque en Europe le 27 avril 1968. Cette opération fut suivie de la première transplantation cardio-pulmonaire en 1982, puis de la première implantation de c½ur artificiel en France en 1986.
De 1989 à 1996, il a assuré la présidence de l'Association France Transplant.
Il est également Président fondateur de ADICARE (Association pour le Développement et l'Innovation en Cardiologie), Professeur à l'Université Paris VI, et membre de l'Académie nationale de médecine depuis le 19 mai 1998.
Depuis l’arrêt de son activité au bloc opératoire, il se consacre à l’Institut du c½ur qu’il a créé. Il y poursuit ses campagnes de sensibilisation du public à l’intérêt du don d’organes qui permet de sauver des vies.
Il martèle une phrase dans bon nombre de ses interventions : “Une société qui n’accepte plus les risques est une société foutue”.
La demande est de loin supérieure à l’offre. Combien de vies seraient sauvées si chacun acceptait cette éventualité du don d’organes, ce cadeau que l’on fait à la vie et que chacun peut accomplir à son plus humble niveau, un acte par lequel l’homme accède sans doute à sa plus grande dignité.